Sophie DAOUT, tour à tour institutrice puis professeur et enfin conseillère d'orientation-psychologue, a consacré sa vie aux enfants et adolescents. C'est dans ce cadre qu'elle s'occupe de l'association comme une meneuse, le problème de la drogue étant un sujet auquel elle a été personnellement confrontée et qu'elle prend particulièrement à coeur. Voilà pourquoi elle mène une action de tous les instants en allant à la rencontre des jeunes dans les établissements scolaires, les aumoneries, etc.. Forte d'une grande expérience elle a déjà ecrit huit livres que l'on vous présente par la suite.
De lignes tracées, de réflexions posées,
Sophie Daout nous embarque dans l'univers de trois femmes.
Trois personnages pour comprendre les chemins
du faire avant d'arriver à Etre.
Un train train quotidien entraîne chacune dans une solitude.
Deux femmes qui se croisent,
l'une d'entre elle qui se met à raconter par une correspondance soutenue toutes ses difficultés à communiquer avec sa fille.
Face aux problèmes de société qu'elle soulève,
Sophie Daout crée le lien,
les passerelles pour s'en sortir, pour dire à l'autre.
Sans prendre la place des personnages,
tout en laissant le lecteur voyager entre les lignes,
par une écriture vivante et claire, où le lecteur captivé par l'intensité de l'histoire, suit lettre à lettre le mal être s'installer, Sophie Daout nous conduit vers l'inéluctable, nous engager dans une correspondance, comme elle engage son troisième personnage dans l'écriture pour à son tour se sortir de l'impasse. Appel vibrant à trouver un moyen de communication pour que chacun reconnaisse sa place et celle de l'autre, ce roman à "lettres closes" sent le bon du jour". Écrire pour survivre, écrire pour dire, un lien à la portée de tous.
Pourquoi la consommation augmente-t-elle?
Quels sont les signaux d'alerte?
Le cannabis peut-il tuer?
Peut-on mourir du manque?
Peut-on arrêter tout seul ou bien faut-il se faire aider?
Si oui, par qui?
Comment un enfant, s'il est bien entouré, aimé, s'il n'y a pas de langue de bois, si on lui explique la drogue et ses dangers, peut-il tomber dedans?
Comment l'en empêcher?
Pourquoi l'Etat ne fait-il pas de prévention, surtout sur le shit? Pourquoi la police, qui connaît bien les lieux de deale, n'est elle pas plus active?
Pourquoi la justice n'applique-t-elle pas des peines plus lourdes aux dealers qui sont aussi des meurtriers?
Quels sont les effets du shit à long terme?
Pour répondre à toutes ces interrogations, il m'a paru plus intéressant de donner la parole aux jeunes et aux parents concernés. Je m'appuierai donc sur des exemples concrets pour parler de la rencontre d'un jeune avec les produits, du quotidien d'un consommateur et de sa famille, avant d'aborder les questions de la rupture avec le produit, quand elle a lieu, et du soutien à apporter aux uns et aux autres.
Et si c'était la notre de famille sur qui s'abat le malheur?
Ludovic, quinze ans, se drogue. Alors, du fond de sa détresse, sa maman s'interroge sur elle-même, sur les siens, sur son divorce mal supporté par l'enfant fragile et vulnérable, sur son remariage. Que cela ne nous rassure pas! C'est l'éclatement des familles, ce n'est plus l'exception. Vous en connaissez vous des adolescents qui ne soient pas fragiles ni vulnérables et qui n'aient pas à apprendre le partage?
Ce qui est nouveau, c'est l'impunité dont jouissent les marchands de mort qui rôdent à la porte des lycées à l'affût de nos enfants fragiles et vulnérables. Ces crises d'adolescence, passagères, vieilles comme le monde, voici qu'elles sombrent aujourd'hui dans une tragédie qui peut conduire jusqu'à l'overdose et au Sida.
C'est tout le mérite du livre de nous dire que le drame bat à notre porte et que nos enfants, chair de notre chair, sont menacés. Cela n'arrive pas, ça n'arrive plus qu'aux autres. Notre enfant peut-être...
A lire avant qu'il ne soit trop tard...
La drogue s'infiltre à la sortie des lycées, envahit les lieux publics et, peu à peu, nous cerne. Un jour, par-delà les statistiques que nous écoutions distraitement, elle surgit, se découvre, menaçante, déjà maîtresse de la place. Nous pensions être à l'abri et nous vivions à côté d'elle. Alors, il faut tenter de faire face, tenter de démêler lucidement les vrais appels à l'aide des mensonges sans cesse renouvelés, se prémunir contre les délinquances multiples, prendre acte de la perte des valeurs.
Ce journal est celui de Chistine, une victime de la drogue, pitoyable, courageuse, tiraillée prisonnière, elle livre tout à son journal intime.
Ce journal pourrait être celui de milliers de jeunes. C'est pour les aider, pour que nos yeux, ceux des parents, des éducateurs, des jeunes eux-mêmes s'ouvrent, que Dolorès la mère se Christine, a accepté que Sophie Daoût le publie, l'explique, le commente.
Enceinte de quatre mois, Emilie perd son enfant qu'elle attendait dans le joie. A la suite de cette épreuve, elle éprouve le besoin de se pencher sur son passé. Elle pressent que les sensations de mal-être dont elle souffre ont leurs racines dans son enfance: Emilie a vécu au sein d'une famille où l'essentiel est tu; les mots, qu'elle et son frère ne peuvent exprimer, se transforment en maux. Le silence génère une angoisse qui va crescendo: son frère se suicide, et elle devient boulimique...
Son corps va tellement se déformer qu'elle finit par se couper totalement de son entourage. Sa vie professionnelle et familiale sera marquée par ce handicap qu'elle va finalement surmonter: une photo d'elle prise par une amie lors d'une surprise-partie, provoquera le déclic nécessaire qui fera réagir et lui donnera le courage de réparer les dégâts causés sur elle-même
Un livre qui parle de la drogue, du divorce, du suicide, de la dépression... Un livre fraternel et vrai, parfois poignant, souvent proche, un livre cœur à cœur. L'auteur partage sans complaisance mais aussi sans détour ces expériences de la vie et de la mort que nous côtoyons tous en ce siècle agité, sans en parler vraiment.
Partant d'un témoignage personnel, Sophie Daoût conduit le lecteur sur le sentier de la réconciliation avec soi et les autres sans rien cacher de ses périodes de détresse ne de ses moments de bonheur qui, se rejoignant peu à peu l'ont conduite à retrouver équilibre et joie de vivre.
Après le succès de Lâche ta drogue et tiens bon, la suite d'une vie comme tant d'autres même si, ici, le drame en a tissé les jours. Mais qui peut se vanter de n'avoir pas marché au bord de ce précipice où sombrent si souvent tant de destins. C'est pour eux, pour nous, pour sortir de la solitude que Sophie Daoût partage une histoire qui aurait pu être la nôtre, témoignant qu'il y a toujours de l'espérance. Parce que certains partages sont au-delà des mots de chaque jour, l'auteur a voulu donner sa place au poème.
Retranscrire les vicissitudes du monde moderne par une poésie inspirée d'une vie tumultueuse et marquée par le destin, telle est la gageure réussie par Sophie Daoût.
Le regard est mais malheureusement lucide,
ici il n'est point question d'évasion afin de s'extraire d'une réalité aussi implacable soit-elle.
C'est une prise de conscience qui ne laissera personne indifférent et qui permettra peut-être à autrui de comprendre derrière la façade du quotidien se cachent parfois des gens en détresse.
Voici donc une poésie extraite du livre.
Ecoute-moi!
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Essaie, ferme les yeux, c'est vraiment magnifique,
tu verras des couleurs comme on n'en voit jamais,
Des nuages dorés et des fleurs exotiques,
Des animaux très doux que tu voudras aimer.
Ecoute-moi encore et bouche tes oreilles,
Tu entendras un chant d'une rare beauté,
Une petite voix murmurant des merveilles
Et qui te guidera si tu sais l'écouter.
Obéis-moi, promis, c'est la dernière fois,
Ensuite tu feras tout ce que tu veux faire
Ouvre tout grand ton coeur, regarde autour de toi,
Tente ce que tu peux pour soulager tes frères.
Vois-tu, je t'ai livré un à un mes secrets
Tu seras le meilleur conseiller pour toi-même,
Pour aider tes amis dans la peine sois prêt,
Et surtout très souvent dis-leur que tu les aimes.
Sophie DAOUT
Livre de conte écrit à partir d'un travail mené avec la classe de CE1-CE2 de La Mézière, avec la collaboration de la maîtresse, Odile Schreiber.
Sophie Daoût, écrivain et poète notamment pour la jeunesse, a, par l'entremise d'Internet et de l'enseignante Odile Schreiber, noué des contacts avec les élèves de CE1_CE2de l'école publique Pierre Jakez-Hélias. Tout a commencé à la rentrée de 2003. C'est alors qu'a débuté une correspondance par e.mails. Les enfants ont reçu quantité de poèmes inédits, et puis l'auteur leur a dédié des comptines personnalisées. Une rencontre s'en est suivie. Les enfants et l'écrivain ont eu la joie de pouvoir communiquer pendant une heure.
Sophie Daoût, qui habite Fréjus, avait fait le voyage afin de rencontrer les enfants et la maîtresse en Bretagne. "Que l'histoire commence" est son septième livre.
Association "pour une jeunesse sans drogue"
BP 26
83601 FREJUS CEDEX
Tél: 06 64 38 94 27 - Mail:sophiedaout@free.fr